Can 2015 : A Cotonou, la communauté ivoirienne a eu 80 minutes de stress

27 janvier 2015

Can 2015 : A Cotonou, la communauté ivoirienne a eu 80 minutes de stress

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La grande déception des supporters ivoiriens

Pour leur deuxième match, les éléphants de la Côte d’ivoire, n’ont pas trop rassuré. A Cotonou, le stress des fans a été pire que celui du premier match. Il leur a fallu 80 minutes de jeu avant de croire encore à une suite de la compétition. Une suite qui dépend visiblement du dernier derby face aux lions indomptables.

86ème minute de jeu, Max Gradel libère les siens sous le regard d’un Gervinho bien énervé dans les tribunes. « Ouf !»,  ont poussé les supporters des éléphants de la côte d’Ivoire. Mais avant ce soulagement, l’ambiance était tendue. Tous réunis dans un bar, ces supporters  étaient frappés presque d’une apoplexie dès la 7ème minute de jeu : 1-0 pour le Mali. « que se passe-t-il avec ces ivoiriens ? », grommèle Habib, un jeune étudiant. Les deux mains sur la tête, il regarde autour de lui et tout son monde s’écroule. Ces compatriotes ivoiriens, mines bien serrées, plongent dans le désespoir. « On est éliminé », affirment-ils ensemble. Le temps de jeu évolue, la domination ivoirienne est infructueuse. A la mi-temps, la nervosité prend de l’ampleur dans le camp des supporters, surtout lorsque le résumé des 45 premières minutes survole leurs esprits. « 3 occasions manquées avec 68% de possession de Ball. Ce n’est pas ça on veut, on veut une victoire pour une qualification », s’escrime à expliquer Boubac, un grand fan des éléphants. Le stress devient plus flagrant à la reprise. Boubac ne tient plus. Ses mains tremblent et cela se ressent même dans sa voix. Il s’éclipse de la scène, parce que débordé par les sarcasmes d’un supporter malien [vous les ivoiriens, vous serrez éliminés malgré cette carrure de joueur que vous détenez au sein de votre équipe depuis plus de 3 ans]. Un silence absolu s’est imposé aux supporters ivoiriens. Ils n’ont  leurs bouches que pour susurrer de petites prières.  Lesquelles prières n’ont rien pu faire jusqu’à la 80ème minute de jeu. C’est à ce moment précis que Boubac revient sur les lieux juste pour faire une caricature de Yaya Touré, le capitaine des éléphants : « Yaya n’a même pas justifié son ballon d’or ; il est nul », se moque-t-il. Journée vraiment difficile pour le milieu de terrain de City, qui est mené en Guinée pendant que son club a perdu au même moment en Angleterre.

A la 86ème minute de jeu, un gros plan sur Gervinho dans les tribunes, fait extérioriser la colère des fans. Tous ceux qui se sentaient dans cet instant ivoirien, se sont mis à crier : « si les éléphants sont en grande difficulté c’est à cause de Gervinho. Pourquoi s’énerve-t-il. Son indiscipline l’a conduit là et cela pénalise toute une nation». Ce n’était pas quand même la fin du périple. Une minute après les dieux du foot ont exhaussé les prières et Gradel égalise pour les éléphants. 1 but partout et tout le bar est en ébullition ; cries et émotions surgissent. « Nous sommes sauvés. Je savais que cela arriverait ; mais à quel moment ? J’ai stressé grave pendant 80 minutes », s’exalte Habib. L’attente a été longue et le stress incontrôlable avant le soulagement signé Max Gradel à la 87ème minute. Une victoire arrangerait les poulains d’Hervé Renard et les fans s’en sont rendus compte plus tard dans la soirée après le match nul 1-1 entre  les lions indomptables et le syli national. « Un grand doit tomber et j’ai bien peur que ce soit nous les éléphants vu la contre performance de nos joueur et surtout l’absence d’un grand attaquant à l’image de Didier Drogba ; vraiment il manquera à l’équipe lors du derby Cameroun – Côte-d’Ivoire », se plaint d’avance Boubac. Visiblement la crispation est restée dans les visages et cette atmosphère de « 80 minutes de stress » risque de régner demain 28 janvier  face au Cameroun. Wait and see.

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